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Quand partir en voyage de classe ou colo fait naître l’angoisse de séparation…

L'angoisse de séparation / Film Nos jours HeureuxEn 2006, avec leur film « Nos jours Heureux », Olivier Nakache et Éric Toledano – tous deux anciens moniteurs de colonies de vacances devenus réalisateurs – faisaient revivre la chronique parodique, insouciante et décalée d’une colonie de vacances du début des années 90. Parmi les personnages du film, Pierre-Emmanuel Pichavent, ponte de la pédopsychiatrie mais père en proie à une inquiétude pathologique, illustrait jusqu’à la caricature les difficultés de certaines séparations entre enfants et parents. Le Docteur Pichavent, auteur à succès de « Couper le cordon » (sic), dormait dans sa voiture à proximité de la colonie de vacances où il avait envoyé son fils Benoît, convaincu que celui-ci souffrait d’une imaginaire angoisse de séparation…

Enseignants de primaire ou de collège, directeurs, accompagnateurs ou moniteurs de colonies de vacances ou de groupes de jeunes, beaucoup de responsables de voyages enfants ou ados sont un jour de départ confrontés au problème de l’angoisse de séparation chez un enfant, un adolescent, voire un parent. Dans la très grande majorité des cas, il suffit pourtant de connaître quelques petits « trucs » pour soigner de façon préventive les troubles de sommeil et maux de ventre qui surgissent traditionnellement à la veille des départs et les gâchent parfois.

« Je veux partir, mais j’ai peur de vous laisser… »

Chez un enfant comme chez un adolescent, la perspective d’une séparation de quelques jours d’avec le milieu familial peut-être source de stress, d’anxiété, et ce quel que soit l’enthousiasme qui peut-être ressenti par ailleurs. L’envie de partir en voyage de classe, en colo ou en séjour sportif avec ses copains est réelle, mais se heurte au fur et à mesure que le jour du départ approche à l’angoisse de quitter le cocon familial. Au bonheur de partir se mélange la culpabilité de laisser le ou les parents, culpabilité que certains parents accentuent involontairement en la partageant : les « Je ne veux pas que tu me quittes ! » et autres « Tu vas me manquer » n’ont pas toujours besoin d’être formulés pour être entendus par un enfant d’un naturel inquiet…

Un des nombreux rôles des parents est d’aider leurs enfants à grandir pour leur permettre de prendre petit à petit leur autonomie. Un des nombreux rôles des responsables de séjours avec des enfants en dehors du foyer familial consiste à rassurer les parents pour qu’à leur tour ils puissent être rassurants…

Un seul remède : établir un lien de confiance avec les parents…

Quel que soit le cadre du voyage – voyage de classe, déplacement sportif, colonie de vacances, club, etc… – une même règle s’applique : des parents associés au projet sont des parents rassurés ; et des parents rassurés sont des parents rassurants. Dès lors qu’un projet a été construit avec les enfants (ou ados), les responsables (professeurs, responsables d’association, directeurs de colonie ou de centre de vacances, …) et les parents, l’enfant ne ressent plus la culpabilité « d’abandonner » ses parents ou sa famille ; il réalise un projet qui a été souhaité par lui même et ses parents. L’enfant ne se sent plus « abandonné » par ses parents ; il a été confié à d’autres adultes qui bénéficient de la confiance de ses parents. La différence, de taille, est celle qui existe, que l’ont ait 5 ou 15 ans, entre un sentiment de sérénité et un sentiment d’anxiété.

Associer les parents à un projet de voyage de classe ou de colonie de vacances ne nécessite pas d’organiser 150 réunions interminables. Le plus souvent une seule rencontre suffit, dès lors qu’elle permet aux parents de prendre connaissance du projet, de s’y sentir partie prenante, d’exprimer leurs éventuelles inquiétudes et que celles-ci soient entendues, d’obtenir des réponses aux questions qui leur semblent importantes même si elles ont déjà été posées 10 fois, et enfin de tisser des liens de confiance avec les adultes à qui ils vont confier leur enfant. Du coté de l’enfant, il suffit le plus souvent qu’il perçoive que ses parents font pleinement confiance aux adultes qui s’occuperont de lui pendant quelques jours pour que son anxiété s’atténue, ou même disparaisse totalement.

… et maintenir ce lien durant tout le séjour.

Pour beaucoup d’enfants, les interminables « au revoir » assortis de grandes effusions lacrymales sur le quai d’une gare ou au bas d’un car sont anxiogènes. Il est préférable de limiter la cérémonie des adieux au strict minimum, tout en s’organisant pour que le lien entre les enfants et leurs familles soit maintenu durant toute la durée du séjour. Aux responsables de groupes de trouver la meilleure solution, en fonction du contexte, de l’âge des enfants et de leur degré d’autonomie, du lieu et de la durée du séjour… et aussi des attentes des parents !

Keezam'tel, messagerie téléphonique des voyages enfants et adosLes traditionnelles lettres ou cartes postales hebdomadaires feront toujours plaisir à la famille… même quand elles arriveront à destination après la fin du voyage. Les coups de téléphone directs sont difficiles voire impossibles à gérer pour les organisateurs. Une solution très appréciée par beaucoup d’enseignants et responsables de groupes, consiste à laisser des messages sur un répondeur téléphonique dédié, messages que les parents peuvent consulter quand ils le souhaitent et autant de fois qu’ils le souhaitent. Cette solution à l’avantage de libérer le responsable du groupe de la contrainte d’informer les familles une par une. Elle permet aux parents de suivre la vie quotidienne de leur enfant pendant le séjour. Le lien parent-enfant est maintenu, les uns comme les autres sont rassurés, et cela sans gêner à aucun moment le bon déroulement du voyage.

La Messagerie Keezam’tel, proposée par Keezam, a été créée pour répondre à ce besoin.

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